SOUVENIR

La poésie de tes yeux
coulait comme une lave.
Inutiles ces mots qui décrivent ton
visage.
Inutile le poème.

La passion de tes yeux
s’est carbonisée en lignes noires,
elle est devenue poussière,
poussière de pierre, d’étoile.

Inutiles mots
Inutiles souvenirs.

Le trottoir est matérialiste.

Nous marchons au-dessus
Nos pas, nos bottes,
nos cheveux teints-
Toute cette poussière colorée,
Esprit maquillé de diamants…

L’amour de tes yeux ne me
voyait plus.
Je n’étais plus la reine des fausses
lumières.

Il n’était plus l’Elu.
MANUELA LEA ORITA