Il ritorno al passato di Massimo Acciai Baggiani

Di Roberto Balò

Nota di lettura su La straordinaria nevicata dell’85 di Massimo Acciai Baggiani (Gli Elefanti Edizioni)

Nel suo ultimo romanzo Massimo Acciai Baggiani ci riporta a un giorno che è rimasto nella memoria di chiunque avesse l’età giusta per ricordarselo, il 5 gennaio 1985, quando la città di Firenze si svegliò ricoperta da uno spesso strato di neve.

Ricordo che affacciandomi alla finestra tutto era bianco, il piazzale dietro casa, gli alberi, i tetti delle case e un silenzio irreale riempiva l’aria. Le scuole erano state immediatamente chiuse e noi ragazzi ci buttammo sulla neve fresca, intatta. Uno di quei giorni in cui si chiede: “Te lo ricordi? E tu dov’eri?”

La straordinaria nevicata dell’85 è un libro sulla memoria, quella del protagonista, che l’ha perduta, quella della città, la Firenze degli anni ’80 e la nostra stessa memoria. Si seguono le vicende romanzesche del protagonista in questo suo personale viaggio nel passato mentre allo stesso tempo ricostruiamo il nostro.

In questa atmosfera rarefatta si svolge la parte principale del romanzo in cui il protagonista incontra se stesso, il bambino dimenticato. Come nelle migliori storie di viaggi nel tempo il passato riporta lentamente a galla ricordi assopiti che hanno il potere di influenzare anche il presente.

L’autore intreccia questo evento a una trama da romanzo di avventura, con colpi di scena, incontri a sorpresa, amore e scoperte sorprendenti. Un libro da leggere tutto d’un fiato, ma che lascia anche il tempo per una riflessione su noi stessi, su chi eravamo, chi siamo e su chi saremo.

Racconti rumeni di madre e figlia

Di Massimo Acciai Baggiani

Un nuovo pacco è giunto dalla Romania. Stavolta conteneva un libro di prose firmato da Lucia e Codruţa Dragotescu, madre e figlia, col titolo molto generico di Scritti letterari. Un’edizione bilingue anche questa, come già i libri che mi erano arrivati con la prima spedizione, destinata anch’essa, come questo, alla Biblioteca Nazionale Centrale di Firenze. La traduzione dal rumeno all’italiano è di Lucia, la prefazione di un suo collega bibliotecario, anch’esso poeta: Aurelian Sorin Dumitrescu. Scrieri literare / Scritti letterari contiene due racconti brevi (Barbara dai mille volti e La città di Raoul) e due lunghi (Brelli e Reli e Come complicarti la vita inutilmente), equamente ripartiti tra le due autrici. Storie che ci parlano di un’altra cultura, di una terra lontana dell’est, con personaggi verso cui non si può non provare simpatia. Da gattofilo quale sono, il racconto che mi è piaciuto di più è Brelli e Reli, i cui protagonisti sono appunto una coppia di simpaticissimi gatti, ma anche gli altri racconti sono degni di attenzione. Le due autrici rumene si rivelano anche ottime narratrici oltre che brave poetesse. Certo, la tecnica del lipogramma, soprattutto nel primo racconto di Codruţa, non rende proprio agevole la lettura (della parte in italiano), ma è talmente interessante che lo si legge comunque volentieri. Visto il corso di rumeno che ho seguito durante il lockdown, mi sono provato a leggere anche la versione in lingua originale, tanto per assaporare il suono di questa interessante lingua neolatina…

Firenze, 23 marzo 2021

Bibliografia

Dragotescu C., Dragotescu L., Scrieri literare / Scritti letterari, Bucarest, Editura Fundaţiei România de Mâine, 2021.

LA GOUTTE DE RUBIS

de M. Léa Serban

Alice attendait tranquillement. Le docteur-sorcier allait lui appliquer enfin le piercing tant souhaité.

Elle voulait ce piercing. Elle l’avait toujours désiré. Elle est allée chercher elle-même l’adresse de ce docteur. Il habitait au centre de la ville. Ca ne coûtait pas cher et la petite opération ne durait que deux minutes, juste poser un piercing.

Le docteur était entre deux âges, il était là, avec ses yeux grands ouverts, de chat mâle.

Alice s’est laissée entre ses mains expertes. Elle enleva elle-même son T-shirt, expliqua au docteur où elle voulait avoir le piercing.

–En cet endroit ?

-Non, non, ce n’est pas de bon goût.

-En celui-ci ?

-Peut-être.

-Pourquoi vs voulez avoir un piercing ? le docteur hésita de l’appeler par son nom.

-Je ne sais pas.

-Les personnes qui viennent chez moi doivent le savoir.

-Hum…je ne sais pas.

Le docteur toucha la zone destinée, pour vérifier la sensibilité. Alice tressaillit. Quand on te touche la colonne vertébrale, ça fait une sensation bizarre. Le docteur lui semblait vieux. Il ne lui plaisait pas. Il avait des yeux de chat mâle.

Alice n’aimait personne. Elle ne désirait qu’un piercing en un endroit précis. Un rubis, d’une couleur d’un rouge foncé. Ca allait la protéger. Ca allait la rendre unique. La fille au piercing rouge rubis. Ce sera son piercing.

« T’as vu mon piercing ?- lui a demandé Frédérique, en 1998, cette fille belle, blonde, montréalaise. J’en suis très heureuse ! »

Alice avait regardé le piercing de Frédérique, le premier piercing vu de sa vie, posé dans le nombril. Et quelques années plus tard, six, le piercing de Kristoff, directement sur la langue .

« Putain, comment il fait lui pour embrasser ? Ma langue ira sur la sienne, mais je vais rencontrer ce bout de fer, ça me gênera… Et à chaque fois que ma langue essayera de bouger, à chaque fois je vais sentir ce bout de fer… ».

Après, Alice, n’a plus été intéressée par des piercings.

Le docteur a anesthésié la zone en frottant la peau énergiquement. Ca gênait Alice. Après, il l’a pincée.

-Aïe !

-Non, pas encore. Pourquoi vs voulez ce piercing ?

-Je ne sais pas.

Elle était venue chez lui dans un but précis. Elle désirait un piercing. Sur la porte de son cabinet c’était marqué « docteur » mais, en entrant, elle a su que c’était un sorcier. Les yeux n’étaient pas humains, mais d’un chat mâle.

Le docteur continuait d’anesthésier la zone. Alice ne ressentait plus rien. Elle ne pensait plus à rien. Elle n’attendait plus rien.

-Ca y est, a dit le docteur.

-C’est vrai ? Je n’ai rien senti !

-Oui, ça y est.

-Merci. Je peux le voir ?

-Regardez.

Alice regarda dans le miroir. Son dos de femme de trente-cinq ans était parfait. Long, beau. Aucune trace de piercing !

-Mais…mais vs avez mis où le piercing ? C’état un rubis, je vous ai montré où je voulais l’avoir.

-C’est ridicule, Alice. Votre piercing n’a aucune utilité. On ne le verra pas là. Et vous ne m’avez pas non plus donné la raison.

-Mais je le veux.

-Vs l’avez.

-Où ?

  • En vs-mêmes.

-Comment ça ?

-Il est là, dedans. En cet endroit.

Et le docteur toucha la zone.

-Je ne sens rien.

-Non, pas encore. Vs n’avez pas encore développé vos pouvoirs intérieurs.

Alice s’est laissée tomber sur le lit du docteur. Sans qu’elle veuille, le chemisier pendait ouvert. A peine articula-t-elle :

-Quels pouvoirs ?

-Vos pouvoirs de femme.

Alice ne pouvait plus respirer, ne pouvait plus parler. Le docteur n’était plus un humain et encore moins un docteur. Le cabinet lui semblait un endroit étrange. D’un coup, Alice sentit dans son dos une douleur. Elle toucha avec la main et vit sur elle une tache de sang.

-Voilà, ça commence.

-Ca commence quoi ??

  • Votre piercing.

-Vs m’avez coupée ?

-Oui, j’ai fait une incision pour l’implanter à l’intérieur.

Alice se mordit les lèvres.

-Et pourquoi ce sang ?

-C’est votre piercing.

-Je ne vs ai pas demandé un piercing sanglant !

Le docteur appliqua une compresse sur la zone et essuya le sang.

-C’est bon. Vs pouvez partir. Vs pouvez vs réjouir de votre piercing.

Alice mit la main en bas de son dos. Une douleur vive l’a faite tressaillir : « Aïe… »

-Ca fera toujours mal ?

-Oui, toute votre vie. Vous l’avez voulu.

-C’est dangereux ?

-Autant que vs.

Ses yeux de chat mâle avaient des scintillements sauvages. D’un coup Alice eut une idée folle : le docteur devait avoir lui aussi un piercing. Quelque chose les unissait et leurs yeux brillaient de lueurs de chat mâle.

Ce piercing tant désiré était là. Le piercing tant voulu, elle le sentit. Une énorme reconnaissance l’inonda et les larmes jaillirent dans ses yeux.

Le piercing bien aimé…Le rubis…

Pour un instant, le docteur devint jeune et vécut cet instant de force avec Alice. Leurs yeux de chat mâle entremêlèrent leurs lueurs. Le piercing perdit sa couleur et devint la chair d’Alice.

Salvando Hitler

Di Massimo Acciai Baggiani

Hitler vincitore nella seconda guerra mondiale è davvero un classico dell’ucronia, probabilmente l’ipotesi allostorica che più affascina scrittori e lettori del genere. Da Philip K. Dick in poi questa inquietante possibilità è stata incredibilmente produttiva. Anche il nostro Pierfrancesco Prosperi l’ha sviluppata in più di una sua opera – si veda ad esempio Ritorno a Gettysburg – e ci torna in HH Hitler’s Hamptons, romanzo del 2012. In un 1969 divergente (il punto di divergenza dalla nostra linea temporale è duplice: da una parte l’uso dell’atomica da parte della Germania nazista per sconfiggere la Russia staliniana, dall’altra la vittoria di Kennedy senior alle elezioni americane del 1940, favorita nientemeno che dai messaggi subliminali in un cortometraggio disneyano) Jordan, il protagonista dipendente del più grande museo newyorkese, si trova coinvolto in un intrigo internazionale molto più grande di lui, in cui rischierà più volte la vita e si ritroverà paradossalmente a salvare quella del Führer (der Alte, il Vecchio) per prevenire un male ancora maggiore. Realpolitik.

Interessante la descrizione di questo mondo alternativa, con un’Europa sotto lo stivale nazista (un nazismo comunque più blando rispetto a qualche decennio prima), e un’America indipendente ma succube dell’impero tedesco. Tra i molti spunti di riflessione offerti dal libro ve n’è uno che mi ha colpito particolarmente: come sarebbe considerata nel dopoguerra la questione dei lager e della Shoah? Gli orrori di Auschwitz, Mathausen e Treblinka sono venuti fuori perché il nazismo è stato sconfitto… ma se ciò non fosse accaduto, se la Soluzione Finale fosse stata applicata fino in fondo e i milioni di ebrei fossero semplicemente “scomparsi nel nulla” insieme alle prove? Già Primo Levi temeva che i racconti dei superstiti sarebbero stati per molti “incredibili”, tanto profondo era l’orrore dei lager, e che si rischiava di perdere la memoria (da cui la maledizione iniziale di Se questo è un uomo). La risposta di Prosperi segue questo pensiero, presente anche in Fatherland di Robert Harris (ambientato anch’esso in anni Sessanta ucronici): in una Germania nazista circolerebbero voci sui massacri ma sarebbero molto ridimensionati e i forni crematori sconfessati, come avviene anche nel nostro mondo da certi cretini neonazisti negazionisti.

Firenze, 20 marzo 2021

Bibliografia

Prosperi P., HH Hitler’s Hamptons, Rêverie, 2012.

Questo tunnel non s’ha da fare

Di Massimo Acciai Baggiani

Il Casentino rappresenta per me un luogo incantato, sia perché vi ho trascorso le estati magiche della mia infanzia, sia perché – come ho scoperto nelle mie ricerche per la stesura di Cercatori di storie e misteri fatte con mio cugino Pino e l’amico Italo – è pieno di leggende e storie legate all’occulto e al soprannaturale. Il Casentino è anche una terra che Pierfrancesco Prosperi, aretino, architetto, conosce bene per motivi di lavoro, e questo è evidente nel suo romanzo Il tunnel, uscito in ebook nel 2012 per la Simonelli. Centro della storia è la collina su cui sorge il Palagio (non castello) dei Conti Guidi, simbolo di Poppi che sovrasta la famosa piana di Campaldino, dove si è combattuta la celebre sanguinosa battaglia tra aretini e fiorentini a cui prese parte anche Dante Alighieri [1]. Protagonista della storia dalle tinte horror e gialle è Stefano Bertini, un ingegnere incaricato di concludere i lavori di scavo del tunnel, fortemente osteggiato dagli ambientalisti ma anche da forze oscure che vanno al di là della razionalità. Stefano cercherà in tutti i modi di portare a termine il suo incarico nonostante misteriosi e inquietanti “incidenti”, mettendo a rischio la propria vita e quella di chi ama.

Al di là della storia, avvincente, ricca di colpi di scena e di curiosità storiche, come tipico di Prosperi, la lettura di questo romanzo è anche un’occasione per scoprire una terra affascinante, ricca di storia e mistero, dove è possibile fare un salto indietro di secoli (o millenni); si pensi anche all’alto Casentino, con paesini risalenti a prima dell’anno mille e con luoghi spiritualmente importanti quali il Santuario della Verna e l’eremo di Camaldoli (luoghi non citati nel romanzo ma che vi invito a visitare), e ovviamente il “castello” di Poppi (così l’avevo sempre chiamato), tappa che non può mancare in un viaggio in Casentino.

Firenze, 11 marzo 2021

Bibliografia

Acciai Baggiani M., Baggiani P., Magnelli I., Cercatori di storie e misteri, Firenze, Porto Seguro, 2019.

Prosperi P., Il tunnel, Simonelli electronic book, 2012.


[1] Cfr. Acciai Baggiani M., Baggiani P., Magnelli I., Cercatori di storie e misteri, Firenze, Porto Seguro, 2019, pp. 52-72.

Mille volte l’11 settembre

Di Massimo Acciai Baggiani

Il curioso titolo di questo fanta-thriller (che sconfina poi nell’ucronia) fa subito pensare a un disastro di proporzioni bibliche ma, anche se pure qui c’è un attentato aereo, non si tratta di quello delle Torri Gemelle: abbiamo qui qualcosa di mille volte più grave. Il romanzo è ambientato tre anni e mezzo dopo l’11 settembre, molto lontano dall’America; siamo infatti a Roma, tra marzo e aprile 2005, gli ultimi giorni del pontificato di Giovanni Paolo II e i primi dopo la morte del Papa polacco (che ricordo molto bene e che stimavo, nonostante il mio anticlericalismo). Al funerale c’è la più grande concentrazione di capi di Stato della storia e una folla di centinaia di migliaia di persone per dare l’ultimo saluto a uno dei papi più popolari; ma dietro l’evento oscure trame, che partono da un apparentemente comune omicidio, porteranno alla catastrofe. Una vendetta càtara che ha atteso secoli per compiersi, minacciose profezie medievali, una serie di eventi che precipitano; i protagonisti di Undicimila settembre, appartenenti alle forze dell’ordine, dovranno trovare il bandolo della matassa prima che sia troppo tardi. Ci riusciranno? Non voglio spoilerare, ma posso assicurare che il lettore rimarrà incollato alle pagine (o allo schermo, come nel mio caso): Prosperi è sempre un grande narratore che ama i colpi di scena e i capitoli brevi e pieni di azione a cui alterna momenti di approfondimento storico. La documentazione e la ricerca che sta dietro a questo libro è evidente anche nella bibliografia finale: Prosperi è sempre ben preparato quando si mette davanti al computer a scrivere, niente viene lasciato al caso, e questo è uno dei suoi indubbi punti di forza, assieme alla scelta delle tematiche più avvincenti.

Una curiosità: l’ambientazione romana tornerà poi in un romanzo di genere molto diverso, Vlad 3.0, di cui ho scritto una recensione.

Firenze, 9 marzo 2021

Bibliografia

Prosperi P., Undicimila settembre, Firenze, Fratini, 2014.

Mezzo secolo di racconti fantastici di Pierfrancesco Prosperi

Di Massimo Acciai Baggiani

Pierfrancesco Prosperi, grande firma della fantascienza italiana di cui sto scrivendo una biografia letteraria, è stato in passato soprattutto autore di racconti, aumentando la produzione di romanzi solo in tempi più recenti. Nell’occasione del cinquantennale della sua carriera ha pubblicato un’auto-antologia con appunto cinquanta racconti che costituiscono circa un terzo della sua intera produzione; in realtà di tratta di un cinquantennale abbondante, risalendo al 1960 il suo primo racconto edito – Lo stratega – ed essendo Il futuro è passato uscita 53 anni dopo quel primo riuscitissimo debutto.

Il libro si apre con un’interessantissima nota biografica/confessione dell’autore che ci svela il suo approccio con la scrittura e le sue abitudini durante i momenti creativi; quando il Prosperi ha iniziato non c’erano certi i programmi di videoscrittura né Internet a facilitare le ricerche. Perfino la scrittura a quattro mani (nell’antologia figura anche un racconto scritto a quattro mani con Gianfranco de Turris), oggi immediata anche tra autori che vivono lontanissimi, richiedeva tempi molto dilatati: quelli delle poste!

Prosperi nell’ordinare la propria opera ha seguito un duplice ordine: i racconti sono classificati per tematiche e all’interno di ciascuna sezione vige il criterio cronologico. Nella prima sezione, “C’era una volta il futuro”, l’autore cerca di immaginare cosa ci aspetta domani e nei secoli a venire: interessante vedere come il mondo futuro, sia prossimo che lontano, era immaginato negli anni Sessanta, dopo l’epoca d’oro della fantascienza americana. Certo, per dirla con Paul Valéry, «il futuro non è più quello di una volta», ma la fantasia brillante di Prosperi si è mantenuta intatta nei decenni. I primi racconti sono straordinari, con un finale a sorpresa che lascia di stucco. Nel primo già citato, Lo stratega, riviviamo gli anni più terribili della Guerra Fredda, quando una disastrosa guerra termonucleare non era così lontana come appare oggi. Diciamo subito quindi che la visione di ciò che ci aspetta secondo Prosperi non è delle più rosee, anzi diciamo che è decisamente distopica (si veda ad esempio 1984+22, che fa l’occhiolino da una parte a Orwell e dall’altra a Bradbury). I racconti di Prosperi hanno spesso personaggi con nomi anglosassoni, ma non mancano le storie ambientate nel nostro paese, di cui ha una visione cupa e grottesca (che condivido); si veda ad esempio Mario Rossi, l’uomo che vinse l’Italia.

Ma Prosperi è noto al grande pubblico soprattutto per le sue ucronie: si veda ad esempio il ciclo di Garibaldi a Gettysburg (che ho recensito). Ne troviamo un assaggio nella seconda sezione, “Il tempo si guasta”, e nella terza, “Kennedy è morto?”. Per il lettore che non abbia familiarità col termine “ucronia”, o “allostoria” o “storia alternativa” rimando al mio libro Il sognatore divergente, dedicato all’opera di un altro autore di questo genere letterario: Carlo Menzinger. Sarebbe interessante un raffronto tra Menzinger e Prosperi, che tra l’altro si conoscono e si stimano. Entrambi condividono la visione distopica nelle proprie ucronie; un cambiamento nel passato porta inevitabilmente a una versione peggiorativa dell’universo, quindi si potrebbe pensare, insieme a Leibnitz, che viviamo davvero nel migliore dei mondi possibili (se questo ci può consolare…). In particolare i racconti ispirati dalla figura del grande ex presidente americano, JFK, sarebbe da fare anche un raffronto con altri autori che hanno trattato l’argomento da un punto di vista fantastico (penso ad esempio a 22/11/63 di Stephen King…).

La quinta sezione, “Il grande Dio Auto”, è dedicata a un altro tema ricorrente nella narrativa di Prosperi: l’automobile. Oltre ai romanzi (ho di recente recensito Autocrisi, del 1971) ci sono diversi racconti che celebrano questo mezzo di trasporto che ha preso sempre più piede nelle nostre vite, fino a diventare indispensabile, e andare oltre alla sua funzione primaria (in Autogrill diventa addirittura uno status symbol di una società di divisa in caste in base alla cilindrata – come ho già scritto nella recensione di Autocrisi [1]). Anche questa sezione, inutile dirlo, rientra nella distopia…

Dopo il “Dio Auto”, segue un altro “dio” che ha molti fedeli nel nostro paese: il “Dio Pallone” della sezione seguente, dedicata ai mondiali di calcio. Io non sono un tifoso ma questi racconti me li sono letti con gusto.

Settima sezione, che prelude in un certo senso all’ottava: “Dr. Jekyll & co.” Il classico di Stevenson è declinato in un paio di racconti (più un altro, dedicato a un altro grande della letteratura horror, Ambrose Bierce, con atmosfere lovecraftiane). Il mostro “cammina tra noi”, anzi spesso siamo noi stessi.

Fino a questo momento abbiamo parlato di racconti di fantascienza, fantapolitica, ucronia e fantastico “ai confini della realtà”, ma Prosperi a una certa età ha tentato anche il genere giallo (Camilleri docet) sfornando racconti più che dignitosi, antologizzati nella sezione “I colori del giallo”. Sono stati scritti tutti nel 2011 e si svolgono nell’ambiente dei corsi di scrittura e dei premi letterari: ambiente che noi autori conosciamo bene e che pertanto ci fanno sorridere in modo particolare.

La penultima sezione, la nona, “Altre terre, altri luoghi”, parla di paradossi geografici, di paesi che appaiono e scompaiono. C’è qualcosa di buzzatiano, e a Buzzati è dedicato infatti uno di questi racconti, La scomparsa di Manarola. Come abbiamo visto, abbondano le citazioni di altri autori, nostrani o stranieri, ed entrambe le categorie sono messe sullo stesso piano. Anche Dino Buzzati, che tra l’altro è uno dei miei autori preferiti, è stato un grande autore del fantastico, e della fantascienza in almeno un romanzo – Il grande ritratto. Ben prima di giungere a questa dedica a Buzzati, il grande narratore italiano mi era venuto in mente leggendo alcuni racconti di Prosperi, di cui pare abbia raccolto l’eredità.

L’ultima sezione non è tematica ma riguarda altri media, diversi dalla narrativa: una sceneggiatura radiofonica e un fumetto. Ricordiamo che Prosperi ha scritto sceneggiature di Topolino, Martin Mystère e altri classici italiani. Spazio vitale fa tornare alla mente l’incubo sovrappopolato di Harry Harrison, Largo! Largo! [2]

Chiude il libro una postfazione di Gianfranco de Turris, che completa il ritratto già tracciato dall’autore stesso in prefazione. Che altro dire: la lettura di questo terzo della produzione di racconti di Prosperi fa senza dubbio venire voglia di leggere anche gli altri due terzi.

Firenze, 2 marzo 2021

Bibliografia

Prosperi P., Il futuro è passato, Milano, Bietti, 2013.

Acciai Baggiani M., Il sognatore divergente, Firenze, Porto Seguro, 2018.


[1] Il racconto infatti è presente nella riedizione del 2011, in Urania, di Autocrisi, insieme ad altri due racconti presenti anche nell’antologia per il cinquantennale.

[2] Da cui il film del 1973, 2022: i sopravvissuti.

L’amante – prima parte

Di Michele Ceri

Questo racconto si svolge negli Stati Uniti nel periodo della Grande Depressione. I protagonisti sono tre, appunto, due uomini e una donna: James Clark, Arnold Smith  e Jane Miller.
 La Grande Depressione è durata dal 1929 fino alla fine della Seconda Guerra Mondiale. Ma qui gli avvenimenti principali della vicenda, cominciano e  si svolgono a partire dal 1934, quindi in un periodo di ripresa economica.
Il primo personaggio è James Clark.  James era un banchiere. Nientemeno che un  impiegato di banca di New York. I  suoi genitori, la famiglia Clark era di fede protestante e di origini europee. Probabilmente inglesi.
E’ assai risaputo che gli Stati Uniti sono il paese della libera concorrenza per eccellenza. James  politicamente apparteneva alla categoria dei liberali di sinistra, la cui fede politica rimaneva  nel controllo, parziale, dell’economia da parte dello Stato.
 Con la crisi economica di fine anni ’20 le cose riguardanti il lavoro, sono molto peggiorate. La  banca dove lavorava  ha rischiato il fallimento, causando  un grosso disagio iniziale anche nei suoi clienti. Ed è in questo momento che dovrà reagire sia economicamente che interiormente a questo triste avvenimento. E’ qui che è messo alla prova. Ma si sa che come scrisse S., nell’ Amleto: “ Ci sono più cose in cielo e in terra, Orazio, di quante non ne sogni  la tua filosofia.-”:
Sposato, con Jemma Hiller, impiegata, amava pescare e giocare a carte.
Il banchiere Clark conservava molte aspettative nell’intervento statale in economia, ai fini di un beneficio economico per la propria attività e anche come soluzione alla crisi.


 Adesso comincio a descrivere Arnold Smith, l’altro protagonista, forse più simpatico e anche più sfortunato.


Smith era principalmente un bravo Professore di materie umanistiche, abitante  in New York.
Si sentiva per la propria cultura superiore, rispetto a molti, anche se restava un po’ imbranato, come carattere.
 Si recava a lavorare nientemeno che in bicicletta e non fumava. Oltre che insegnare  era scapolo, sensibile e comunque sia  gli piacevano molto le donne. Però aveva con loro un tipo di rapporto un po’ infantile, anche se non eccessivo. Niente di grave, comunque sia. Cantava nel coro della chiesetta vicino a casa sua. Quando si recava in chiesa che fosse per pregare oppure per la messa, o per cantare era contentissimo e gioioso. Durante la predica del pastore rimaneva attentissimo.
Nonostante fosse credente, l’amore per la cultura  lo aveva influenzato positivamente e fatto crescere. Così amava assai l’Europa. E insieme la razionalità. Diciamo che non sopravvalutava il sentimento alla ragione. Anzi… Aveva e custodiva dentro di sé un grande sogno: quella di trasferirsi in Europa.  Considerava ottimisticamente l’Europa, per vari motivi. Il primo intanto perché storicamente quel continente rappresentava il luogo d’origine, la patria. Inoltre perché, contrariamente ai Totalitarismi nascenti l’Europa era stata la culla dell’Illuminismo e della Rivoluzione Francese.
A scuola, nel suo lavoro si dimostrava molto bravo, piaceva molto agli alunni. Il Professor Smith  trascorreva una buona parte del pomeriggio  a prepararsi per il giorno seguente, oppure a studiare la musica e cantare. Quando poi in classe interrogava qualcuna delle sue alunne, ne rimaneva mezzo innamorato.


 Ma addentriamoci maggiormente in questa storia, guardiamo da vicino i protagonisti.


Come si rividero James Clark e Arnold Smith? Direi come s’ incontrarono dopo tanto tempo?
 I due si rividero una sera a casa di un amica di James. Si trattava di una cena in una casa di un amica della moglie di quest’ultimo che conosceva, guarda caso, anche il Professor Arnold.
 L’abitazione dove cominciavano ad arrivare gli invitati era situata un po’ fuori da New York e si trattava di una bella dimora, ampia e con il giardino. Molti li  ospiti. Per la maggior parte si trattava di  insegnanti e impiegati di banche. In tutto erano dodici persone, tutte di ceto medio.
 James e Arnold si rividero dopo tanti anni, davanti alla porta di casa del proprietario nonché organizzatore della festa. Inizialmente non si ravvisarono, poi si. Ironia della sorte i due si conoscevano addirittura dalle scuole ( ); finite le scuole ( ) però non si erano più visti. Pur essendo stati buoni amici, in quel periodo. Ora dopo anni e anni si erano nuovamente incontrati e fu per entrambi, si per tutti e due una cosa bellissima.
 Entrarono insieme, nell’ appartamento dell’invitante, aggiungendosi agli altri. Si abbracciarono a lungo  fra sé, si sedettero e si misero subito a parlare; James :”- Ma dai, sei il vecchio Arnold il riccioluto bambinetto di una volta. Hai la mia stessa età, non è vero ? Ci rivediamo dopo tanti anni. Adesso cosa fai ? Che professione svolgi? Ma non eri te innamorato della musica e anche della fogliolina con i capelli biondi, brava a disegnare ?-“:
Arnold :”- Chi l’avrebbe mai detto. Sei James. Guarda che ultimamente ho sentito parlare di te. Sei banchiere, vero ? Toglimi una curiosità, anzi due. Possiedi un telefono ? Come ti vanno le cose economicamente ?.-“: James, sorridendo : “- Grazie per l’interesse. Adesso già un po’ meglio. Poi c’è questo Presidente che molto stimo e nel quale operato rivolgo molte mie speranze.-“:
Ci fu un attimo di silenzio tra i due, mentre la moglie del padrone di casa  prendeva i dolci che  avevano portato per metterli al fresco.
James s’accese una sigaretta, mentre l’altro, che non fumava, lo guardava senza parlare, quasi incantato dalla figura del vecchio amico.
Attesero seduti il momento della cena. Il padrone di casa, un nobile nei sentimenti, lì presentò al resto degli ospiti e la cosa divenne entusiasmante e vivace. I presenti si scambiarono idee e superficialità della vita stessa. Invitato :”-  Ma lei è il Professor Arnold Smith! La conosco perché l’ho notata nel coro, anche io canto nella vostra medesima chiesetta.-“: Arnold:”- Si, sì, sono il Professor Arnold.-“:
 Dopo una mezz’ora, tutti iniziarono a mangiare Il cibo preparato  era buono e vario, inoltre tutti continuarono a discutere.
Il cielo era chiaro e limpido, poche le nuvole leggere e senza cattiveria. La luna sembrava guardasse, oltre a rischiarare la zona e a affievolire la natura, a mitigare l’oscurità. Mentre ombre dorate nascevano, in qua ed in là.
 Ma l’attenzione degli invitati non era tanto per la musica della natura, ma per altro.
Ad un certo punto da un lato della stanza sbucò un gatto, bello pasciuto, che si mise a guardare i commensali e  rimase lì  fermo e immobile per un minuto. Aveva il pelo colorato di bianco e grigio e un musino dolcissimo. Arnold riuscì a prenderlo in collo ad accarezzarlo dolcemente, poi Maigrett ( la padrona di casa ) lo afferrò e lo fece uscire di casa, mettendolo nel giardino. In diversi non notarono questo avvenimento e continuarono a parlare. Ad un certo momento, poi, la conversazione s’allargò a tutti. Gli argomenti di discussione toccati dagli invitati erano molti: dalla Crisi economica al Proibizionismo, al lavoro e  alla fede religiosa. Ognuno diceva il proprio pensiero.
Arnold ad un certo punto s’infervorò parlando con un impiegato “ saputello “ e quasi non s’arrabbiò sul serio. Comunque fece senza dubbio bella figura…  Ad un certo momento nella stanza tutti restarono zitti, tranne che il Professor Smith, che si dilungò riguardo un discorso politico che entusiasmò i presenti. Ne seguì un applauso generale. 
Dopo cena, finito il dolce, portato da Arnold, tutti si sedettero, alcuni sulle poltrone del salotto, altri sul divano. La cena piacque a tutti e molto. La sua fine placò gli animi per un momento; tutti pensarono a rilassarsi e a sorseggiare qualche liquore e un caffè macchiato. Qualcuno s’accese una sigaretta oppure mise del tabacco nella pipa. Arnold appoggiò la testa su di un cuscino, fra l’altro ben ornato e probabilmente di valore.  Seguì un momento di silenzio che avvicinò gli animi di tutti. Il proprietario nonché invitante accese il giradischi e vi introdusse un disco di musica classica. Nella stanza vi era anche un pianoforte.
Dopo il silenzio e la musica del giradischi riprese la discussione, ma più tiepida rispetto a quella della cena.
Venne così il momento di andarsene e felicemente i due vecchi amici si scambiarono  i rispettivi numeri di telefono, poco diffuso ma presente in quel tempo. Decisero di risentirsi al più presto: in onore della vecchia amicizia.
Tornato a casa James ripensò ad Arnold e quest’ultimo ripensò a James, mentre il tempo passava velocemente e  la lancetta dell’orologio segnava  le tre di notte.
 Il giorno seguente, il Professore si svegliò alle sette del mattino e prese un caffellatte con alcuni biscotti. Si recò al lavoro.
 Si trovò ad affrontare una dura mattinata. I suoi alunni erano già abbastanza grandi. Sapeva infondere passione fra gli studenti, nelle materie da lui insegnate.
 Ritornato stanco, si sdraiò sul divano. Prima di cena poi entrò in salotto e il suo sguardo si posò su di uno scaffale. Lì vi erano svariati libri e così cominciò a prenderne qualcuno in mano, osservandolo da vicino. Una volta era un famoso romanzo, la volta dopo un saggio di storia. Mentre s’affaccendava sui libri, spuntò dal nulla un  vecchio album di fotografie.  Come era finito lì ?Lo estrasse dallo scaffale e lo aprì. Saltò le foto dell’infanzia, quelle riguardanti i genitori e poco dopo si ritrovava davanti nientemeno che ad una vecchio foto di classe.  Appartenente alla terza ( ). Cominciò lentamente ad osservarla e riconobbe anche James, si il vecchio James che aveva rivisto la sera precedente e con il quale si era scambiato il rispettivo numero telefonico. Nella foto l’amico aveva i capelli lisci  castano chiari e sorrideva, abbracciato ai compagni.
 Erano passati molti anni…


Adesso veramente inizia, la storia…


 I due si erano risentiti per telefono ( che in pochi possedevano ) e si parlarono molto. Comunque sia l’incontro alla sontuosa cena, aveva colpito fortemente l’animo d’entrambi. Adesso si sarebbero messi in gioco; ognuno essendo se stesso, restando se stesso. Qualunque fosse il momento storico, le circostanze, gli imprevisti.
 Così una sera, qualche giorno dopo l’ avvenimento dove si erano ritrovati, il telefono del Professore si mise a squillare. Era il suo vecchio amico, che lo invitava a giocare a carte a casa di un  conoscente. Arnold  inizialmente rimase incerto, impaurito della pericolosità ma poi ripensandoci accettò felicemente; del resto il gioco delle carte rientrava nei propri interessi, almeno sino ad un certo punto. Fissarono  per  sabato seguente dopo cena, davanti alla chiesetta dove normalmente Arnold cantava nel coro. Arnold doveva aspettare tre giorni: mercoledì, giovedì e venerdì. Ma la cosa non lo disturbava affatto. Sicuramente avrebbe studiato, sia per la scuola che per il coro. Inoltre venerdì sera, dopo cena era stato organizzato un concerto proprio nella chiesetta da Smith frequentata. E partecipò anche a quell’impegno.
Puntuale arrivò sabato sera, il giorno fatidico, che entrambi aspettavano felicemente. James passò con la macchina a prendere l’amico, davanti il luogo di culto per andare a giocare a carte; il viaggio non fu per niente monotono. Cosa accadde ? I due  conversarono  e  molto; si rammentavano addirittura il periodo delle scuole, quando tutti e due erano molto vivaci. Il  ricordo creava a tutti e due un   sentimento forte nel cuore, una sensazione di grande felicità e affetto. Il banchiere ripensava quando Arnold fece la dichiarazione alla bambina più carina della loro classe. L’amico si ricordava ancora vari particolari, ad esempio che   quando successe quel fatto frequentavano l’’ultimo anno. Allo stesso tempo, anche Arnold si rammentava che una volta James leticò con un compagno di classe di cui però adesso non ricordava più il nome; chissà che fine avesse fatto. Ma ci sarebbero da dire tante altre cose anche su quel periodo,  che nei ricordi faceva ancora emozionare i due.
  La casa dell’altro amico di James era in città. Arrivarono a destinazione   in poco tempo. James presentò il compagno a John, così si chiamava e poco dopo arrivarono altri. John aveva un aspetto curioso, quasi caratteriale ma intelligente allo stesso tempo. Gli si notavano i baffi, lunghi e scuri, l’erre moscia e gl’occhiali. Inoltre  amava fumare e molto; bastava guardarlo un po’, per rendersi conto che era tabagista. Ma, non preoccupatevi troppo non era né mafioso, nè un delinquente. Gli piaceva giocare a carte, punto e basta. Anche se la cosa in se, insospettiva chiunque. Durante le partite non venivano fatte delle puntate di denaro, del resto era vietato. Giocavano quasi sempre a Poker ed il gruppo di base restava composto da quattro sei persone. Quella sera vinse per diverse volte un certo George, mentre James vinse soltanto due volte. Mentre stavano giocando  John, offrì a tutti un bicchiere di whyscky. Clark il banchiere lo bevve lentamente, sorseggiandolo per diverse minuti. Il fatto di bere gli conferiva un discreto senso di fiducia in se stesso e anche di allegria. Sentiva la necessità di bere, la voglia di divertirsi ancora di più, quasi di trasgredire. Tutti fumavano, tranne Arnold, che tra l’altro amava giocare a carte, ma   non vinse mai. Ma partecipò, tra le risate degli altri che lo sbeffeggiavano. Venne  però colpito dall’ atmosfera ed il luogo; mentre era tarda notte, nella loro stanza lentamente si formava una nebbiolina di fumo. Inoltre  uno dei partecipanti  sborniato, attirò l’attenzione di tutti. Il gioco si protrasse per ore, fino a notte fonda. Poi la serata volse al termine; mentre l’alba, faceva capolino, s’affacciava puntuale all’orizzonte, tutti se ne tornarono a casa.
 Il ritorno fu veloce, con l’amico che guidava a meraviglia la macchina, trasmettendo un senso di tranquillità.
 Il Professore veniva toccato dall’ atmosfera del momento, infatti si diffondeva un’aria vivace, accentuata anche dal fatto che stava sorgendo il sole, stava cominciando un altro giorno. Intanto James giunse alla porta della casa dell’amico, salutandolo. Quest’ultimo aprì il portone dell’edificio dove abitava, cercando di fare meno rumore possibile e rientrò con calma in casa. Si coricò stanco morto sul divano, mentre gli occhi gli si chiudevano ad intermittenza.  : “-Che nottata !-.”: Penso a voce alta, ma nessuno lo sentì visto che tutti dormivano e le lancette dell’orologio segnavano le quattro  del mattino.
 Poi si mise il pigiama e si coricò sul letto; aveva la finestra socchiusa, dalla quale si riusciva a vedere il cielo  e a sentire,a volte, il rumore di qualche macchina, di quelle poche che c’erano.
 Ma dentro si percepiva agitato ed irrequieto assai. Ma perché? In lui nasceva il timore  che l’amico di vecchia data lo potesse traviare facendolo giocare a carte, in ambienti poco ortodossi; ma per adesso era solamente timore. Per fortuna nessuno dei giocatori, quella notte aveva scommesso denaro.
 Le ore erano trascorse velocemente e così il giungere della mattina colpiva tutti. Il caro Professore, nel suo animo, nonostante tutto, anche con il passare del tempo, conservò un felice ricordo della serata. Forse perché era la prima volta che era uscito a James, il suo caro amico.


Arnold Smith e James Clark si sono oramai già rivisti e  dopo tanti anni erano tornati amici. La loro è una vicenda  di una grande amicizia.
Ecco che però il racconto si dimostra per quello che è. S’aggiunge un altro importante avvenimento. Quest’ultimo caratterizzerà l’insieme dell’opera.




Vicino all’abitazione di Arnold rimaneva un  sontuoso e costoso Ristorante, dove lui  non vi era mai stato, ma assai rinomato. Una sera tutti e due  decisero di andare a cena proprio nel  medesimo Ristorante; fissarono per  le 20:00 davanti all’entrata. Erano incuriositi da quel luogo. Sapevano soltanto che si mangiava bene…
 Il Ristorante  “ Italian Food “ aveva esteriormente un aspetto severo, ma anche affascinante. Il portone aveva caratteristiche europee. Il proprietario del Ristorante, o meglio i possessori  erano italiani.
 Entrambi si ritrovarono sulla porta d’ingresso  e scambiarono due parole. Subito dopo entrarono. Squadrarono l’interno e rimasero affascinati dall’architettura interna del luogo.
E adesso cosa accadde? Vennero accolti immediatamente da una giovane, gentile e carina cameriera, che lì colpì, tutti e due, immediatamente;  lasciarono i cappotti, nel guardaroba, era inverno  e si accomodarono a tavola. I due, dopo alcuni secondi si guardarono subito  negl’ occhi colpiti dalla bellezza della giovane.   : “-E’ bellissima !!!-. “: pensarono entrambi. Lei ricambiò l’attenzione dei due con un sorriso, amichevole…
 Presero in mano il menù e cominciarono a consultarlo vivamente. Poco dopo arrivò la  cameriera a prendere le ordinazioni. Tutti i due la fissarono.
 Mangiarono molto. Un antipastino di mare, un primo e per secondo della carne arrosto, con contorno di patate arrosto. Poi alla fine un dolcetto. Alla fine della cena , poi James, che era un tipo molto sveglio, sicuramente maggiormente riguardo all’amico, riuscì a parlare  con la cameriera e le chiese come si chiamava.
 Intanto tutti e due  avendo anche un po’ bevuto del vino bianco di origine italiana,  brilli e vivaci mentalmente, cominciarono una  discussione che  cadde subito sulla bellezza della cameriera. I due , rimasero assieme, al tavolo del Ristorante ancora per un quarantina di minuti a parlare. Ma il tempo trascorreva così velocemente, che non s’accorsero di niente.
James:”- Come va adesso, amico? E Arnold:”- abbastanza bene; sono rimasto affascinato dalla cameriera, ecco tutto.
J:”- Anche io.-“: A:”- vorrei molto conoscerla, farci perlomeno amicizia.”:- J:”- A chi lo dici.-“: A:”.- Sei un grande, perché non ti fai dare il proprio numero di telefono ?-“:
 E cosi coraggiosamente James riuscì nell’intento. Si fece dare il numero da : Jane !
Tornato a casa Arnold si addormentò quasi subito. Sapeva che la mattina seguente doveva recarsi a scuola. Però fece un sogno molto inquietante. Sognò di essere nella chiesetta vicino a casa sua dove stava cantando nel coro. Ad un certo punto entrava nella chiesetta nientemeno che la cameriera del Ristorante. Proprio Jane. Era bellissima e cominciò a guardarlo. Poi dopo averlo guardato uscì. Nel sogno   ad  ascoltare Arnold cantare apparivano tra l’altro, anche alcuni suoi allievi.
Arrivò il sole mattiniero e tra i due l’amicizia continuava ad aumentare sempre di più, con il tempo.


Il lago appare la meta di un viaggio, ma rappresenta anche  un luogo di riflessione, di pausa tra la vita dei due e la loro sensibilità.


 Trascorsero alcuni giorni dalla cena all’ “ Italian Food “, così, una domenica mattina sempre lo stesso mese sul presto, i due si contattarono nuovamente per telefono. A. rispose velocemente anche se ancora leggermente addormentato. A.:”- Chi è?-“: Si trattava di James che in breve cercò di ricordargli  anche la propria passione per la pesca. Il banchiere invitò il compagno ad andare al lago più vicino, a pescare, proprio la medesima mattina. Era contentissimo e trasmetteva felicità. James :”- Inoltre, conoscendo la tua indole, vorrei aggiungere che ti porterò in un posto meraviglioso, dove sicuramente non sei mai stato. Si tratta del Lago Hanoy, non lontano da New York. Io ci vado spesso, quasi tutte le domeniche, almeno d’inverno. Sono innamorato da quel luogo, dalla tranquillità che trasmette.-“:
Arnold, rispose :”- Grazie, sei un amico a cercarmi. Sono molto curioso, di quanto mi stai dicendo. Anche se non so assolutamente, pescare. Ma accetto di venire.-“: Arnold assonnato, ma non disturbato, scese dal letto e mise sul fuoco la macchinetta del caffè. Era mattina presto, per essere Domenica. L’orologio scandiva le otto e quaranta. Per fortuna aveva preso la messa il giorno precedente. Così bevve una tazza di caffèlatte, si fece la barba e si vestì. Trascorso poco tempo, l’amico  suonò al campanello. Era passata più di un’ora dalla telefonata; scese le scale ed entrò nella macchina dell’ amico. Durante il viaggio i due parlarono  ancora e proprio  della bella cameriera. Arnold era  colpito per la bellezza del viso e delle mani; a James di lei piaceva molto anche il volto, la voce e la sensualità con cui si muoveva. Ma che tipo era? Si domandarono. Che carattere aveva e quali interessi?
Poi lo capiremo!
Arrivarono al lago abbastanza velocemente. La strada per giungervi era caratterizzata da due file di alberi che la costeggiavano. L’ultimo tratto era ameno,spoglio e con il terreno sassoso. Vi rimaneva, abbastanza grande un parcheggio
 Lo sguardo di Arnold si soffermava sulla superficie del lago. Era mattina, vicino a mezzogiorno. Splendeva in alto il sole, mentre parcheggiarono l’auto.
Il  lago rimaneva assai vasto, ma non grandissimo e lo si attraversava tutto con lo sguardo. Vi volavano sopra alcuni uccelli, che ogni qualvolta emettevano particolari suoni. Vi nuotavano alcune varietà di pesci. Inoltre c’è da specificare che  la pesca veniva ammessa, ma si doveva pagare una somma di denaro per praticarla. James, benestante,  si poteva permettere di pescare. Preparò l’occorrente, aprì la canna e pescò per un paio d’ore; Arnold solamente dieci minuti e poi si mise ad osservare l’amico e a pascersi nell’atmosfera di calma che il lago emanava.
 Poi, i due decisero di pranzare. Infatti lì vicino vi rimaneva un negozietto dove facevano degli ottimi panini. Il Professore si fece fare due panini con dell’affettato e formaggio, James un pezzo grande di schiacciata all’olio con il salame. E per finire, entrambi una barretta di cioccolato con nocciole e della frutta. Bevvero dell’acqua, niente alcolici per fortuna d’entrambi.
 Dopo mangiato si riposarono restando sulla riva del lago e sonnecchiarono, tutti e due. L’atmosfera emanava pace e calma. Durante il pomeriggio James ripescò per un’oretta. Arnold, sonnecchiò.
Quando il sole stanco stava per scomparire all’orizzonte, decisero di tornare a casa.
 Per Arnold la sera rimase accompagnata dall’effetto immaginario della giovane e carina Jane. Il ricordo vivo della ragazza s’intrecciava con l’oscurità a tratti prepotente della notte che stava arrivando; luci ed ombre, sguardi e gesti, curiosità ed affinità si mescolavano fra loro. Poi  il ricordo del lago, con la sua immancabile calma e luce del sole riflessa. Arnold chiuse gl’occhi più volte. Poco prima d’ addormentarsi del tutto gl’apparve il volto della ragazza Jane, la cameriera del Ristorante, mentre al Ristorante li serviva.


Il sole del giorno dopo,  alto, riscaldava tutta la città. Era trascorso un giorno soltanto la loro amicizia si rafforzava continuamente, ora dopo ora.   I due continuavano naturalmente a vedersi, a stare assieme, a discutere ed a chiacchierare. Quella mattina caratterizzata da una forte energia solare, scelsero d’incontrarsi lì proprio lì al Parco. Un luogo molto bello e assai conosciuto.


Nei pressi del centro cittadino restava un non piccolo e famoso Parco e all’interno vi rimaneva addirittura un laghetto. Vi volavano tipici uccelli, che emettevano suoni, in continuazione. In città tutti lo conoscevano. Nessuno  poteva dire di non esserci mai stato.
Quel giorno il sole splendeva alto di giallo orgoglioso, mentre in lontananza si sentivano degli schiamazzi di bambini, che lì vi  giocavano.
 Era appena mezzogiorno.
 I due amici si erano dati appuntamento proprio lì…
Il primo ad arrivare, rimase il Professore, il signor Smith. Si salutarono calorosamente per poi rimanere una decina di minuti senza parlare. Il silenzio restava però solamente apparente, dentro conservavano una grande volontà di parlare e molto. Pur rimanendo senza parlare si trasmisero molte cose. A cominciare dalla gita al lago, per non parlare della cena al sontuoso e rinomato Ristorante. Nei loro animi era conservato il ricordo della cameriera Jane…
 Mentre stavano zitti ad un certo punto arrivò un gruppetto di ragazzi non ancora maturi e vivacissimi. Quest’ultimi cominciarono a scherzare e a giocare davanti a loro. Fecero capannello. Qualcuno addirittura urlava. Ma dopo qualche minuto lasciarono il posto, che tornò ad essere del tutto tranquillo. I due  cominciarono finalmente a chiacchierare. Discussero molto e di svariati argomenti. Il tema più importante rimase il  grande beneficio apportato al paese dalla Politica economica voluta dal Presidente  che entrambi asserivano di stimare moltissimo. Poi il tema del discorso piano piano scivolò sull’Europa. Entrambi erano d’accordo nel valutare ottimisticamente l’Europa. Si proprio l’Europa. Europa come luogo d’origine, Europa dei nascenti Totalitarismi, ma anche Europa della Rivoluzione Francese e del Rinascimento. Tutti e due si dilungarono molto, discussero tanto e ognuno dal proprio punto di vista, con la propria cultura ed esperienza. Trascorsa una mezz’orettta nella quale avevano esposto tante cose,  arrivarono  ad una conclusione. Di che conclusione si trattava ? Valutarono entrambi la bellezza di fare, prima o poi  un viaggio in Europa, magari anche assieme. Tra i due il professore restava quello  più affascinato e anche quello più deciso.
Ad un certo punto, mentre già avevano terminato di conversare da alcuni minuti, apparve davanti a loro un cagnolino al guinzaglio di una bella ma non più giovane signora, dall’aspetto appartenente all’alta borghesia. James:”-Come si chiama questo bel cagnolino ?-“: Domandò brillantemente. E la signora come annoiata dalla domanda, rispose :” .-Eveline .- “:un attimo dopo arrivò un’altra persona con un altro cane al guinzaglio. Il cane, molto grosso  aveva un aspetto cattivo, contrariamente al precedente. Appena vide Eveline, iniziò ad abbaiare. Successivamente anche Eveline si mise ad abbaiare. Poi i padroni li fecero calmare. Questo spezzò la giornata e anche la loro chiacchierata in due momenti.
 Velocemente giunsero le  15 e 30 del pomeriggio. Dopo una breve pausa di silenzio e riflessione, nata dall’incontro con i due cagnolini i due ripresero a parlare. Arnold  si mise a discutere della propria professione. Amava insegnare. Raccontava all’amico come gli alunni gli volevano un gran bene. Inoltre amava moltissimo la musica classica. Trascorreva il tempo libero anche ad applicarsi a tale materia; specialmente  gli piaceva il canto. Inoltre  il giovane Professore così tutti i martedì sera, dopo cena si recava nella chiesetta situata vicinissimo al proprio alloggio, per cantare. Faceva parte del coro. Questo lo rendeva felice e contento di se stesso. Quando il coro era ben funzionante vi era un eco bellissimo e i suoni si riflettevano sulle pareti; chi entrava nella piccola chiesa in quei momenti ne restava  come estasiato. Non appariva strano che vi entrassero  anche dei bambini accompagnati dai genitori. Faceva parte del coro anche un giovane ed una giovane ragazza, che  frequentavano la medesima scuola dove insegnava Arnold; i due non lo avevano come insegnante, ma lo conoscevano per fama. Aveva rinomanza di essere molto bravo. Arnold concluse la conversazione e prese la parola James. Quest’ultimo parlava della sua felicità antecedente al rischiato fallimento della propria banca. Per lui la crisi economica con le sue conseguenze era stata nettamente la fine di un sogno. Comunque sia, nel tempo  alla crisi si era contrapposta la politica economica del Presidente il quale aveva applicato un piano economico noto con il termine  di : Nuovo Corso. E di questo si doveva essere felici.
 Conclusa la discussione   optarono per abbandonare il Parco e tornarono alle dimore.
 Di nuovo sera, ancora inverno, faceva molto freddo. Dalla finestra di casa, al caldo il banchiere notava le svariate luci che provenivano dai moltissimi appartamenti vicino al suo, lo incuriosivano. S’interrogava sugli abitanti del suo condominio, il tutto lo incuriosiva, ma lo agitava un po’.
 Sua moglie era una discreta donna di 40 anni. Per adesso non avevano figli, anche se ne avrebbero voluti avere. A causa del periodo storico, come ho già detto avevano così già avuto molta preoccupazione, ma per adesso il momento peggiore era fortunatamente trascorso.
Comunque sia, dopo le otto cenarono. 


 Ma la bella cameriera che fine aveva fatto?
Siamo tutti sicuri che lei, si proprio lei  sia l’eroina di tutta la vicenda? Adesso tutti lo capiranno, nel bene e nel male.


 Ecco il terzo personaggio, del nostro racconto : Jane Miller, la cameriera.  Anche lei  restava di origine europea, precisamente inglese. Il padre era preside di una scuola, la mamma, maestra. Era di famiglia benestante. Curiosamente il nonno della giovane ragazza amava  molto la musica, classica e suonava due strumenti il pianoforte e la tromba. Tra la sua passione anche il blues e il jazz. Aveva trasmesso la passione alla nipote. Questa l’aveva conosciuto anche se adesso erano passati molti anni dalla sua morte. Lei però  conservava nel cuore un bellissimo ricordo e aveva di lui un’ottima immagine. Jane Miller aveva poco più di vent’anni ed abitava, come Arnold e James in New York. Era proprio una bella ragazza, giovane, alta abbastanza, aveva i capelli lisci marroni scuri e gli occhi neri. Aveva anche delle belle mani e  sapeva  suonare abbastanza bene il pianoforte che rappresentava il suo  strumento preferito. Le piaceva soprattutto la musica classica italiana, nello specifico Monteverdi, Bach, Vivaldi ecc… sapeva parlare bene e si muoveva anche seducentemente.   Jane aveva studiato per un periodo sino all’Università, ma poi non aveva continuato gli studi accademici. Comunque sia si era dedicata molto alla musica. Aveva anche lavorato come commessa o cameriera. Adesso era cameriera al Ristorante  “ Italian Food “ e restava felice.
 Oltre alla musica amava e s’interessava di cinema. Il cinema   nato da poco, si diffondeva proprio in quel periodo.  Amava come regista soprattutto Orson Welles. Aveva già visto  “Quarto Potere”, alcune volte e ne rimaneva affascinata.
 La sua vita sentimentale restava piuttosto piena di vicende amorose, per la sua età. Aveva infatti conosciuto molti ragazzi con qualcuno era stata anche fidanzata. Alcuni restavano nel tempo di lei, ancora innamorati. Gli stessi Arnold e James che avevano visto Jane solamente una volta,   rimanevano assai  colpiti  dal suo fascino e  erano quasi innamorati.


 Quando i due amici la conobbero, ne rimasero   sedotti. Inizialmente i due pensavano di fare una nuova amicizia, ma si trattava di un’analisi superficiale. Cosa gli aspettava?




 Trascorse l’inverno e giunse una bizzarra giornata di primavera, di sabato sera. I due amici  decisero di andare al cinema. Così, raggiunsero in macchina la sala cinematografica, che non si trovava molto lontano, dall’abitazione del signor Arnold. Quel giorno  proiettavano un film d’autore, un film di fantascienza, probabilmente il primo , precisamente del regista Fritz Lang, ovvero: Metropolis. La sala  piena, per non dire stracolma, non rimaneva grande. Fecero i biglietti ed entrarono molto incuriositi.
 A fare la  maschera vi era un giovane ragazzo di vent’anni che aveva dei tratti somatici duri. Lui li guardò attentamente, come per trasmettere ordine e disciplina, ma rimase immediatamente incuriosito dai due. Che  fosse geloso di qualcosa?
 Mentre si stavano per sedere,lo sguardo del Professore  notò immediatamente la dolce Jane. Proprio, la giovane cameriera del Ristorante. Tutto avvenne in un lampo, lasciando dentro i due un grande piacere. I due si salutarono molto calorosamente, come se si conoscessero da molto tempo. Qualche attimo dopo la notò anche James che la salutò velocemente. Il film in questione rimase interessante. Passato l’incontro caratterizzato da alcuni sguardi, apparvero le prime immagini del film e tutti stettero in silenzio; le immagini parlavano.
 Con il dispiacere di tutti il film terminava.
 All’uscita entrambi cercarono di rintracciare la giovane che però era uscita prima di loro.
Così non riuscirono a trovarla ed a parlarci e neanche la salutarono. James :”- Sarà per un’altra volta; cavolo, è così carina.-“: Arnold :”- Prima o dopo ce la facciamo a conoscerla meglio. Sarei già molto contento se diventasse nostra amica.-“:
 Ma cosa pensava Jane di tutto ciò? Era felice o turbata? Diciamo che rimaneva contenta dell’interesse nei loro riguardi.
 La sera prima di addormentarsi Arnold cominciò a pensare  intensamente alla  gentile cameriera. Si domandava fino a che punto avrebbe potuto diventare amica di lui e di James. Si percepiva comunque dentro di se titubante sul da farsi, anche perché non era mai stato veramente amico di una donna ne tanto meno fidanzato.


 Ecco chi è Jane da un certo punto di vista: un’artista. Una amante della musica.


 Dopo la serata al cinema, che aveva divertito tutti Arnold provò a contattarla telefonicamente cosa che piacque molto alla carina amante della musica e cameriera. Ella si era comunque scusata dell’uscita veloce dal cinema. Confessò al Professore di essere timida. Arnold la rassicurò.
 Intanto, pochi giorni dopo invitò i due amici a sentire un suo concerto in una chiesa, alla periferia di New York. James si congratulò fortemente con Arnold per la sua abilità nel relazionarsi con Jane. I tre stavano per divenire dei buoni amici? Sicuramente e forse qualcosa di più, chissà… Il futuro nascondeva delle sorprese. La vita si dimostrava imprevedibile…
Il concerto fu molto bello e brillante. I pezzi suonati da Jane erano autori importanti. La giovane ragazza era bravissima, anche per il fatto che  studiava il pianoforte sin da piccola. Fra li spettatori si percepiva una sensazione di forte passione e  l’atmosfera all’interno della piccola chiesa restava molto intensa e romantica. Arnold e James rimasero sbalorditi. Si notava una non indifferente bravura.
 Alla fine del concerto, James fumò una  sigaretta e lo stesso fece Arnold per una volta. Poi fuori dalla chiesa i due riuscirono finalmente a parlarci.  Ebbero modo di conoscere definitivamente la giovane. Tutti insieme decisero di rivedersi e al più presto possibile.
Gentilmente James propose a Jane di accompagnarla, con la macchina gentilmente all’abitazione. Lei acconsentì felicemente.
 Per la strada del ritorno  parlottarono tra di loro e risero. Si salutarono dandosi calorosamente la mano. Un altro giorno era trascorso: adesso era giunto il momento di dire che la loro amicizia si era allargata. Nel bene e nel male…
 Come accadeva però quasi sempre la sera, ad Arnold cominciarono ad apparire i primi dubbi, le prime preoccupazioni. Avvertiva che Jane avesse la possibilità un giorno di fare litigare lui e James. Nonostante tutto il Professore si stava già innamorando di Jane e percepiva che la cosa pian piano sarebbe aumentata. Anche lo stesso James ebbe modo di ripensare all’accaduto, ma giudicò sostanzialmente positiva tutta la vicenda. James aveva sicuramente un carattere più calmo di Arnold. Lo si notava spesso.

Un alfabeto poetico

Di Massimo Acciai Baggiani

A casa di Mariella bettarini, insieme al suo libro fresco di stampa.

Mariella Bettarini instancabile continua a produrre da decenni poesia di alta qualità, sperimentando anche generi estranei alla tradizione italiana: lo fa ad esempio in questa piccola silloge di haiku, uscita quest’anno per la neonata casa editrice Il ramo e la foglia, che raccoglie un discorso poetico in cinque haiku (i famosi brevi componimenti di origine giapponese, nella formula 5-7-5 sillabe) per ogni lettera dell’alfabeto, comprese le lettere straniere (w, x, y, k, j). Un’opera uscita in tempi di pandemia ma scritta anni addietro, arricchita dai disegni di Graziano Dei (collega redattore de L’Area di Broca) e dalla postfazione di Annamaria Vanalesti. Molti e vari i temi toccati da Mariella, dagli Animali (non manca una poesia dedicata all’amato cane Tommy) allo Zenith, passando per i versi dedicati alla madre scomparsa, Elda Zupo (M di Madre), già oggetto di molte liriche e di un intero libro a lei dedicato (Poesie per mamma Elda, Secop edizioni).

Il genere haiku richiede una straordinaria concisione; non è un genere semplice, soprattutto per noi italiani (altre lingue possiedono un lessico più monosillabico), ma Mariella padroneggia bene anche questa metrica orientale, tra folgorazioni («Dono e per-dono: / donare e per-donare / sono parenti?») e domande esistenziali («E perché vai? / E dove vai – tempo / e noi con te?»); seguire uno schema obbligato è di stimolo, una sfida ricercata dall’autrice, una sfida vinta.

Firenze, 23 febbraio 2021

Bibliografia

Bettarini M., Haiku alfabetici, Roma, Il ramo e la foglia, 2021.

Viaggi mistici di un occultista svedese

Di Massimo Acciai Baggiani

Io con la copia che mi ha appena regalato Sara Ballini

Dopo La Bibbia dell’Avversario e Akhkharu: magia vampirica di Michael W. Ford, ho avuto di recente il piacere di leggere un altro libro edito da Hekate, la casa editrice fiorentina specializzata nell’occulto [1]: sto parlando di Tra Mistici e Maghi a Stoccolma di Thomas Karlsson, autore svedese, fondatore dell’Ordo Draconis et Atri Adamantis, meglio conosciuto come Dragon Rouge (da non confondere con l’omonimo studioso italiano di stregoneria e neopaganesimo [2]). Il testo di Karlsson è piuttosto diverso da quelli di Ford, che si configurano come grimori: l’autore svedese si muove invece su un piano narrativo, tra romanzo e saggio, per raccontare le origini del suo ordine internazionale, con sede a Stoccolma, volto allo studio della magia, dell’occultismo e del gotico, anche a livello pratico.

Tutto nasce da una piccola libreria nella capitale svedese e da un incontro che porterà l’autore, già profondo conoscitore, fin da ragazzino, del mondo dell’occulto, a fare un viaggio mistico e avventuroso a Marrakech e in altre località del nord Europa, alla ricerca di maghi e amuleti, oltre che a viaggi mentali, ricchi di visioni fantastiche («l’occultismo si muove in una zona intermedia tra il sonno e la veglia, la fantasia e la realtà» [3] scrive Karlsson).

Nel libro, ricco di riferimenti letterari e musicali, sono presenti molti dialoghi su tematiche filosofiche per me interessantissime (sono anch’io uno studioso di religioni, senza preconcetti, anche se non sono un luciferiano o un satanista). Mi ha colpito ad esempio la metafora della falena che si ostina a cercare la luce e a sbattere contro una superficie di plastica, e quella delle pecore, guidate dal “buon pastore”, che saranno alla fine macellate (mi è tornata in mente una vecchia canzone dei Pink Floyd, Sheep [4]), mentre il Sentiero della Mano Sinistra opta per la libertà e la conoscenza come valore, rovesciando l’episodio della tentazione di Eva da parte del serpente («Le pecore scelgono la sicurezza, le capre la libertà» [5]). D’altra parte William Blake sosteneva che occorre leggere “al contrario” la Bibbia per comprenderla appieno [6], scoprendo magari che, come sostengono alcuni gnostici, Lucifero e Cristo sono la stessa cosa [7].

Questo e molto altro è presente in questo straordinario libro; al lettore scoprire di più, a prescindere dalle proprie idee religiose ne uscirà alla fine sicuramente arricchito.

Firenze, 18 febbraio 2021

Bibliografia

Karlsson T., Tra Mistici e Maghi a Stoccolma, Firenze, Hekate, 2020.


[1] Si veda anche la mia intervista alla fondatrice, Sara Ballini.

[2] Di cui ho letto La vecchia religione (Aradia edizioni, 2014).

[3] Karlsson T., Tra Mistici e Maghi a Stoccolma, Firenze, Hekate, 2020, p. 132.

[4] Dall’album Animals (1977).

[5] Karlsson, op. cit., p. 145.

[6] Ibidem, p. 146.

[7] Ibidem, p. 160.